Littérature pour conjurer le trouble, le vertige de cette explosion ! oui !! virtuellement infinie d'images, (nous sommes tous des crapules) pour retrouver un fil conducteur (Ariane!--Au secours !!) dans ce labyrinthe de nos défaites. Que la fête à venir ne soit pas pour oublier le mal mais pour illustrer nos victoires ! ... P.S. : Je vous aime !
Voyelles
A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles
Je dirai quelque jour vos naissances latentes :
A, noir corset velu des mouches éclatantes
Qui bombinent autour des puanteurs cruelles,
Golfes d'ombre ; E, candeurs des vapeurs et des tentes,
Lances des glaciers fiers, rois blancs, frissons d'ombrelles ;
I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles
Dans la colère ou les ivresses pénitentes ;
U, cycles, vibrements divins des mers virides,
Paix des pâtis semés d'animaux, paix des rides
Que l'alchimie imprime aux grands fronts studieux ;
O, suprême Clairon plein des strideurs étranges,
Silences traversés des Mondes et des Anges :
- O l'Oméga, rayon violet de Ses Yeux !Rimbaud, Arthur
Je dirai quelque jour vos naissances latentes :
A, noir corset velu des mouches éclatantes
Qui bombinent autour des puanteurs cruelles,
Golfes d'ombre ; E, candeurs des vapeurs et des tentes,
Lances des glaciers fiers, rois blancs, frissons d'ombrelles ;
I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles
Dans la colère ou les ivresses pénitentes ;
U, cycles, vibrements divins des mers virides,
Paix des pâtis semés d'animaux, paix des rides
Que l'alchimie imprime aux grands fronts studieux ;
O, suprême Clairon plein des strideurs étranges,
Silences traversés des Mondes et des Anges :
- O l'Oméga, rayon violet de Ses Yeux !Rimbaud, Arthur
Affichage des articles dont le libellé est écriture. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est écriture. Afficher tous les articles
vendredi 25 février 2011
uchronie : introduction à mon commentaire
Pendant que le monde cogne à ma porte en ces temps de transition et de changement j'ai jonglé avec plusieurs manières d'approche d'un sujet délicat et parce que complexe en même temps que subtil : difficile !
Il s'agit de rendre justice à ce grand chef-d'œuvre de la littérature universelle qu'est ce pauvre petit roman, en apparence, à l'allure chétive mais qui est en fait une perle (une de plus!) cachée dans l'écrin aux sombres recoins de l'œuvre complète d'imagination de ce grand écrivain, comparable aux plus grands mais qui n'a réussi à se faire valoir "que" dans le domaine réhabilité pourtant depuis longtemps de la science-fiction.
Pour moi la cause est entendue : je révère cet auteur préféré et je le considère à la hauteur des plus grands, sur des hauteurs similaires en fait à un Dostoïevski, voire Shakespeare. En même temps je sais que cela n'apparaît pas évident pour beaucoup. Alors, ceux qui comprennent vraiment de quoi il s'agit n'ont pas besoin de grands arguments pour se convaincre, mais pour les autres, il est très difficile il me semble de leur faire voir la lumière. C'est un peu un paradoxe : comment chanter les mérites de la lumière comme jusqu'au point de la "faire voir" aux aveugles ?
Mais il y a plusieurs sortes d'aveuglement. Pour les sophistes, les hypocrites, tous ceux qui sont de mauvaise foi, je ne peux rien, je sais que c'est vain et donc pour eux je ne veux pas perdre mon temps. C'est pour les autres, ceux qui voudraient bien comprendre, qui ressentent un malaise, ont de vagues suspicions, et parce qu'il leur manque des éléments nécessaires à la pleine compréhension : pour eux je veux consentir à un effort raisonnable ou conséquent.
À ceux-là, je leur dit : "Oui, prenez votre malaise comme fil conducteur. Interrogez-vous, sur le problème et sur vous-mêmes. Ne vous hâtez pas de condamner ce que vous ne comprenez pas entièrement, et oui, s.v.p., faites l'effort d'y revenir, en gardant l'esprit ouvert, remettez le problème sur le métier." À ces lecteurs de bonne foi je vais tenter d'expliquer, mentionnant peut-être des aspects qui leur auraient échappés ou des éléments qui leur manquent.
C'est dans cet esprit que je démarre avec une thèse volontairement provocatrice : si vous n'appréciez pas ce livre, Le maître du Haut Château / The Man in the High Castle comme un chef-d'œuvre, c'est que vous ne comprenez pas vraiment, au fond, de quoi il s'agit. J'en fait un article de foi pour moi : si je me trompe, je vais en enfer.
Je n'ai jamais vu une argumentation solide et fondée condamnant ce texte de la part de quelqu'un qui aurait manifesté une véritable compréhension de ses enjeux. Eh... malheureusement, cela n'est pas immédiatement à la portée de tout le monde, quoique... Mais je le répète, le lecteur de bonne foi ressent comme un malaise. Il s'interrogera au moins avant d'en disposer. Le lecteur de mauvaise foi détestera et s'empressera de rejeter. De peur, dirais-je, de jeter un coup d'œil sur son cloaque intérieur.
Parce que c'est une œuvre révélante. Révélante pas seulement riche en aperçus sur le monde mais révélante aussi de la nature de celui qui regarde le monde. À la fin je crois qu'il faut reconnaître que c'est un roman philosophique. Au début de la lecture on ne dirait pas ça. Les personnages, la situation, sont introduits par petites touches et c'est pourquoi j'ai toujours dit que ce livre était un grand chef-d'œuvre impressionniste. Monet, Manet, Gauguin, Van Gogh, cela vous dit quelque chose ? Ou Mahler, Brahms... ?
C'est d'amour qu'il s'agit, et du rapport à l'Être. Il y a une esthétique en jeu, mais elle se fait modeste ici car elle est au service, on le voit finalement, du "message". Cependant ce "message" comme on dit, n'est pas une simple thèse. Il est ouverture infinie (indéfinie?) sur l'Être. "Oh Grand Être!" disait Jean-Jacques (Rousseau, bien sûr).
À suivre...
référence : http://rsfblog.canalblog.com/archives/2011/01/29/20220833.html
(je ne comprends pas pourquoi je ne parviens pas à introduire ce lien comme actif sur ce blog, ni sur mes autres sur WordPress, d'ailleurs... j'y travaille! En attendant je le donne en pâture au copier-coller)
vendredi 9 juillet 2010
canicule
J’ai marché longtemps, plus d’une heure, dans la ville, sous la chaleur accablante. La pente des côtes à remonter ne me semblait pas toujours si douce. De la rue Mullins, au sud du canal Lachine, où j’étais allé porter des papiers importants ; j’avais décidé de remonter à pied vers le centre-ville et la rue St-Denis, où j’ai bien des souvenirs. Je croisais toutes sortes de gens plus ou moins confortables dans la canicule, beaucoup sortant juste un peu sur le midi de leurs grands bureaux, espaces climatisés, des vélos, des joggeurs dans les parcs, le sourire d’une motocycliste, en belle robe sage sur son scooter, le vent dans les cheveux.
Je devais avoir l’air bien éprouvé, soufflant dans la montée, car certains se moquaient ouvertement pour blaguer avec les copains. Je n’ai pas entendu mais cela devait donner, en anglais, quelque chose comme : « Eh! t’as vu le vieux! Il en arrache… pas en forme, il croule sous son pack-sack et a de la misère à coter la côte. » Rien de plus commun que de se réjouir des malheurs des autres. Mais je n’étais pas malheureux, un peu souffrant il est vrai, mais je m’en allais fêter, même seul, une étape importante accomplie, célébrer à nouveaux frais, jour nouveau, remariages de la liberté.
Je vois s’ouvrir devant moi des espaces de temps pour vivre, penser, écrire. Je profite de la canicule pour perdre rapidement du poids et purger mon système, physique, métabolique. Renouveler mon yoga aussi, puisque j’y suis. L’occasion est trop belle aussi et j’y viens.
En marchant, je pensais à ce roman que je cherche à écrire : « Le pays des Étrangers ». Je me dis que j’aurais peut-être plus de succès si je pouvais l’écrire directement en anglais. Mais je ne suis pas assez fort ni complet dans cette langue Il me faut continuer d’y lire beaucoup. Je suis encore souvent surpris par des tournures et le vocabulaire, infini n dirait, de cette langue incroyablement plastique et qui possède plusieurs, beaucoup plus qu’un seul esprit. Shakespeare et le Bible ne reviennent pas si souvent hanter ses lignes ! Mais je crois bien qu’i me faille au moins commencer avec ma langue.
Alors, il y a l’expérience de la diversité culturelle vécue, côtoyée sur l’île de Montréal. Mais il y a aussi la recherche aérienne d’amour, de l’autre côté de la planète. Un croisement de deux grands gestes, de fuites?, d’improbable incarnation dans une quête spéciale d’identité.
Le poète est aussi philosophe et laisse plusieurs question ouvertes, mais elles concernent possiblement tout le monde, quand l’urgence des défis et appels quotidien pour la survie s’estompe, que le calme revient et une certaine insatisfaction, un désir de savoir qui amène le migrant à penser, s’interroger. Migrants des pays ou migrant de l’intérieur : prendre le temps de considérer que par-dessus les différences finalement nous menons le même combat. Pour un bonheur dans la communication, enracinée dans le respect, fondé sur l’équilibre d’une dignité plus humaine.
Je suis à la recherche d’un style, parce qu’il faut mettre en scène les conflits. Parce que malheureusement la tension de chercher prise sur le réel ne peu se résoudre dans la pratique exclusive du style angélique. Il faut rendre compte des combats de tous les jours, difficultés, chocs culturels, troubles profonds et conflits intérieurs aussi qu’affrontent la plupart de ceux qui viennent tenter de pousser de nouvelles racines ici.
Il y aura un croisement des histoires, de Michel qui va réussir finalement à aller se marier une nouvelle femme à Cuba et à la ramener ici, chez lui, avec toute la petite famille. Il y a ce jeune serveur Ontarien à « L’Amère à boire », qui parle un excellent français parce que ses blondes son Québécoises. Il y a des histoire à questionner, interviewer pour les connaître mieux, des participantes / participants au comité des résidants, ici, à la place exacte de mon insertion et combat local, pour une habitation confortable et à loyer modique dans un environnement ouvert, favorable, conscient et sensibilisé socialement.
L’Indonésienne Felicia, la Chinoise (tiens… tiens…) Su Jing, au petit garçon qui pousse et mari fantôme : ces deux-là travaillent fort, une occupe deux emplois en usine, tombe de sommeil lors des réunions, l’autre se débrouille apparemment très bien, mais je ne sais pas comment. Il y a les rencontres au hasard ors des promenades. Je commence avec la journée du fils japonais, une odyssée modeste dans Montréal pur aller chercher son pain, la bouffe d’abord et la culture le soir. « La femme de Villon », le film. Très bon. Un écrivain, poète de talent, mais sans morale, je vais aussi en parler.
Quand je suis arrivé à « L’Amère à boire » je lui ai demandé sa bière la plus froide. À peine 13h20, ils étaient en train d’ouvrir, officiellement pour 14h. Mais il m’a permis d’entrer, je n’avais presque plus de voix ! Il m’a dit : « La Cerna Hora », j’ai dit : « Une blanche plutôt ». Elle était bien goûteuse, mais je l’ai enfilée rapidement commençant à faire mon deuil de la partie de soccer-football tellement je me sentais bien sous le plafonnier, très efficace. J’avais même froid tellement j’étais déshydraté. J’ai continué avec la blonde Tchèque de type Pilsner. J’étais certainement en train de me réhydrater, mais avec le délice de ses merveilleuses bières, puisque quand je suis allé pisser, après trois pintes? Je n’ai même pas réussi à en pisser le quart d’une ! Et le froid a subitement disparu, remplacé par une chaleur intérieure dès que j’ai mordu dans les olives marinées Kalamatan et oui, passablement salées. Après avoir craint un instant avoir bu trop vite j’ai pu sortir ma tablette et j’ai réussi à écrire tout un tas. Du texte peut-être un peu facile, au fil de la plume, avec quelques bonnes questions. Je transcris ci-dessous.
Nirvana ou stupeur
svp pitié pour le poète
le plafonnier est efficace
j’ai marché une heure sous le soleil de plomb qui nous délivre une chaleur de 35’C et je ne parle pas d’humidex
j’étais supposé écrire aujourd’hui mais enfin arrivé, épuisé, assoiffé, à moitié mort, au bout de la dernière pense, j’ai commencé à boire trop vite, maintenant je me sens trop bien, le match peut attendre, je crois qu’ils de rediffusent à CBC en fin de soirée : demi-finale Espagne – Allemagne et j’aurais pu l’enregistrer mais je me sens trop bien ici, sera difficile de bouger simplement pour voir le match
la bonne bière est ici, le courant d’air frais et mon corps échoué
je récupère ma mise … hors de combat
la bière me plonge dans des états hypnotiques qui ne sont pas incompatibles avec une certaine forme de créativité que je veux entretenir –sépulcral alcool—il faut sortir de la bière après y être entré le rêve ouvre la porte seulement sur d’autres univers il ne suffit pas généralement à y explorer. Je ne sais plus quoi faire et c’est l’écriture qui est importante –il fait même froid sous le ventilateur, attendre comme un lézard au sang froid, mais je discute avec un scorpion de jade et une vague vague à amplifier surtout avec une fière maman cantonaise aussi mais moins… M’ont laissé tomber déjà ma Yezi, la terrible impératrice des lettres, et l’orchidée du printemps qui s’étiole dans son commerce a Shanghai. Disponibilité d’esprit, c’est ce cadeau des dieux que je regagne après chaque bonne nuit de sommeil. À ne plus gaspiller!!! Les olives sont fantastiques pur accoter le bière. Je suis en diète sévère pour perdre du poids. Je prends au sérieux l’injonction de mon médecin. Mon déjeuner c’était un grand verre de lait avec mes médicaments vers 10h00 ce matin déjà très chaud après une nuit difficile à 35’C dans la chambre sous le souffle du ventilateur ce qui accélère la déshydratation. J’étais à 180 lbs, sous les 80kg ce matin. Si l’argent rentre bientôt, c’est un chèque, reste le problème de l’encaisser sans laisser de traces trop faciles à retrouver –je soupçonne encore qu’on m’attend au tournant—mais je ne participerai au COQ cette année, je préfère voir si je peux me conditionner mieux pour être en mesure de relever le défi l’an prochain… on verra! Peut-être, si Dieu me prête vie, pure grâce, aucun mérite, Inch’ Allah. La saleté est partout, surtout en moi. Je n’en finis plus de l’expurger. Yezi voulais le produit fini, je ne suis que le matériau brut. Je ne suis pas un vieux sage Chinois, la bière est mon opium. Je rêve d’univers différents qui ressemblent pourtant beaucoup au nôtre, univers parallèles. Dans certains, il y a toi, il y a moi et aussi nos meilleures chances de s’accorder dans la vie et pas seulement au lit en amour nos instruments, et la flûte et les cordes sont plus que vocales, l’instrument à vent entre le pipeau et le cor, anglais? français? ou le basson, clarinette ma belle mélodie à suivre, prolongée, savante. Je ne suis pas un sage Chinois même bénéficiant de conditions favorables même je serai toujours en retard sur moi-même… But… « We are made of stuff of our dreams… » those are important. Mais pourquoi recommencer, ferait-on mieux? Comment être sûr? Vaut mieux je crois continuer avec ce qui reste, pour le mieux avec ce que l’on a et un esprit souple, créatif, prêt à changer d’univers le poète exulte il y a toujours incommensurablement de l’espoir pour le poète jusqu’à son dernier souffle. Ici, à « L’Amère à boire », sur le tape diffusé sur les haut-parleurs dans la place est arrivée cette chanson, une des dernière interprétée par johnny cash, old man’s thought : « Hurt ». Well, cette chanson pose une bonne question : si c’était à recommencer, comment faire autrement que pareil? Riche culture, riche histoire, mémoire, riches souvenirs, ej ne voudrais pas recommencer pour être riche autrement. Immédiatement le diviseur est entre inaction ou action. Lorsque l’on ne peut ou on ne veut agir, cela n’est pas le premier choix, on peut contempler et le mieux alors est de le faire avec toute l’intensité poétique des chercheurs d’univers.
Now is happiness, be now or never. I mean if we can not all by ourselves entertain this possibility of being ecstatic yes! happy then … curse would be upon us, no return of fortune, no magical cookie to be worth for our personal happiness. This is for you Bo, you are neglected, kept in the dark, you have wild dreams but fail to back up with your shortcomings you said. My interested advice for now: work but closely, in details, with a dreamer like me, who could, who knows? Make things happen. Yes, this would be a good a life, sexercise for you my dear, enhancing your waves that would and want to be so bright, in special embrace you had joy with this bizarre, you said Norwegian man, reminds me this Beatles’ song called “Norwegian wood” ending : “this bird has flown”. Not only suffering, though. Bo, when are you sincere? But you have to be close to yourself no pleasure and joy in love are not the same as suffering in pain one can lead to the other and intensity of beliefs you wanted so much this one to be yours to be the right one to you the white knight that came to rescue you all from this constraint life to fix love problem once and for all but he was not your good lover and he made you for fun anyway you needed this experience please help me keeping faith in you I can find others I hope for you if (and only if) you want deeply and can be all mine…
Destin de l’épouse pour toujours incertain, pour les parties il n’y a pas d’univers parfait c’est pourquoi toujours en toutes circonstances, dans chaque rêve ou tout univers, il faut travailler d’abord sur soi-même endurer le destin patiemment, planter son désir écoute le chemin poétique que nous suggèrent nos rêves pour moi maintenant je trouve que la bonne bière est l’opium du poète pauvre poète sans amour le cherche de l’autre côté de la terre en Chine où les femmes veulent fuir dans le rêve aussi la dure réalité et la négociation avec les hommes Chinois qui ne savent plus où ils en sont… le poète est homme et femme en même temps c’est difficile à comprendre : il garde la vision tunnel du chasseur mais développe aussi l’éveil général le global awareness la vision périphérique souvent des femmes how to find plants and seeds to cultivate to nurture the tribe le poète est le deux mais aujourd’hui rejeté de la tribu il coordonne les deux états de consciences apparemment antinomiques et il le fait plus ou moins harmonieusement c’est la substance de son art le poète fait les deux mène la traque et fait la chasse du sens mais observe un pas de côté un pas en arrière voit les détails des liens qui échappent aux regards pressés il relie la proie au réseau de tous ses pièges difficile à comprendre writing is to think about future but settling with the past even dying even with bad night sleep cheerful again yes I have completed today a good official paperwork for future donc en général l’homme est plus visuel la femme plus sensitive le poète doit être les deux et responsable en plus des proportions du mélange, sa frappe est le style il veut tisser les liens d’un être complet la blessure du désir est d’autant plus fortement ressentie il y en a qui ne veulent rien savoir how to keep cool in more than 35’C temperature and humid!? A new yorker could tell you that because close culture from the world asian or African with much warmer countries and temperature to suffer would explain to you what you will not want to hear or understand maybe? Intellectual honesty and artistic longuing for nice now productions are two wings with which we want to fly l’oeil brouillé et physique l’oeil de l’âme est-il plus clair? Le corps a comme père la famine et l’exil le corps accepte la révolution mieux que la pensée
Ça y est j’ai compris mon corps me l’interdit mais les corps m’intéressent moins comme tels enfin! J’ai failli laisser tout mon jus avant d’apprendre la leçon. Je suis en quête d’autre chose une complète ressemblance peut-être dans le malheur : une âme sœur. L’aspect extérieur est un leurre dont je suis depuis trop longtemps victime… de cette funeste disposition d’esprit, dirait un poète Français du XIXe siècle. Je me fête en grand mais je suis fatigué. Après cette cinquième pinte, je crois bien que je devrais baisser pavillon et regagner mes pénates. Now it is clear, Americans have became irrelevant to this world. Too much, too complex for their simple minds. They will be the fools on this century… Maybe I saw an Asian woman she came in the bar following my eyes and she stayed long and talked to the waiter but finally we never met why? First she was a woman and she was shy second I was writing I was a man but I was (and still is) shy
Je crois que j’ai vu une femme asiatique. Elle est venu dans le bar suivant mon regard. Elle est restée longtemps et parlait avec le barman. Et finalement, nous ne nous sommes jamais rencontrés. Pourquoi? J’écrivais. C’était plus important à ce moment-là pour moi. Puis quel nouveau piège, trop proche. Elle cherchais un prétexte, un mari, un visa pour s’incruster ici, et ça aurait pu coller. C’est bien ce que je peux faire pour d’autres filles (une à la fois!) encore là-bas…
Les gens étudient les gens travaillent le plus souvent font ce qu’ils peuvent et quand ils s’ennuient se posent des questions trop souvent les plus mauvaises questions il faudrait mieux guider ce temps désabusé des gens déconnectés temporairement ou plus de la grande machine à produire des objets et détruire des vies
This is the same thing Bo you don’t know because you are in the entertainment business some films are okay but generally toping of the big cake destroying life le plus souvent femmes savent se présenter l’offrande honnête énorme puissance! Quelle prétention masculine saura équilibrer l’exorbitante offrande le plus souvent la force brutale prive du choix et la résignation d’un être avili déjà simplement parce qu’il se sent tel la balle est dans notre camp si je puis dire lance le jeu avec le poète worth to note hee I was served by Ian Ontarian from English descent learned perfect French in seven years because all jobs here and Québécoise as girlfriends, nice young man, tall, handsome with brain functionning, sensuous and not sad I said to him big help to learn affective basis of language with girl friend(s) of course he agreed we have absorbed at least that one in the collective but even loose ties with culture is actual bond je sens que l’allemagne a perdu avant que cela ne devienne pénible je dois aller manger
Je devais avoir l’air bien éprouvé, soufflant dans la montée, car certains se moquaient ouvertement pour blaguer avec les copains. Je n’ai pas entendu mais cela devait donner, en anglais, quelque chose comme : « Eh! t’as vu le vieux! Il en arrache… pas en forme, il croule sous son pack-sack et a de la misère à coter la côte. » Rien de plus commun que de se réjouir des malheurs des autres. Mais je n’étais pas malheureux, un peu souffrant il est vrai, mais je m’en allais fêter, même seul, une étape importante accomplie, célébrer à nouveaux frais, jour nouveau, remariages de la liberté.
Je vois s’ouvrir devant moi des espaces de temps pour vivre, penser, écrire. Je profite de la canicule pour perdre rapidement du poids et purger mon système, physique, métabolique. Renouveler mon yoga aussi, puisque j’y suis. L’occasion est trop belle aussi et j’y viens.
En marchant, je pensais à ce roman que je cherche à écrire : « Le pays des Étrangers ». Je me dis que j’aurais peut-être plus de succès si je pouvais l’écrire directement en anglais. Mais je ne suis pas assez fort ni complet dans cette langue Il me faut continuer d’y lire beaucoup. Je suis encore souvent surpris par des tournures et le vocabulaire, infini n dirait, de cette langue incroyablement plastique et qui possède plusieurs, beaucoup plus qu’un seul esprit. Shakespeare et le Bible ne reviennent pas si souvent hanter ses lignes ! Mais je crois bien qu’i me faille au moins commencer avec ma langue.
Alors, il y a l’expérience de la diversité culturelle vécue, côtoyée sur l’île de Montréal. Mais il y a aussi la recherche aérienne d’amour, de l’autre côté de la planète. Un croisement de deux grands gestes, de fuites?, d’improbable incarnation dans une quête spéciale d’identité.
Le poète est aussi philosophe et laisse plusieurs question ouvertes, mais elles concernent possiblement tout le monde, quand l’urgence des défis et appels quotidien pour la survie s’estompe, que le calme revient et une certaine insatisfaction, un désir de savoir qui amène le migrant à penser, s’interroger. Migrants des pays ou migrant de l’intérieur : prendre le temps de considérer que par-dessus les différences finalement nous menons le même combat. Pour un bonheur dans la communication, enracinée dans le respect, fondé sur l’équilibre d’une dignité plus humaine.
Je suis à la recherche d’un style, parce qu’il faut mettre en scène les conflits. Parce que malheureusement la tension de chercher prise sur le réel ne peu se résoudre dans la pratique exclusive du style angélique. Il faut rendre compte des combats de tous les jours, difficultés, chocs culturels, troubles profonds et conflits intérieurs aussi qu’affrontent la plupart de ceux qui viennent tenter de pousser de nouvelles racines ici.
Il y aura un croisement des histoires, de Michel qui va réussir finalement à aller se marier une nouvelle femme à Cuba et à la ramener ici, chez lui, avec toute la petite famille. Il y a ce jeune serveur Ontarien à « L’Amère à boire », qui parle un excellent français parce que ses blondes son Québécoises. Il y a des histoire à questionner, interviewer pour les connaître mieux, des participantes / participants au comité des résidants, ici, à la place exacte de mon insertion et combat local, pour une habitation confortable et à loyer modique dans un environnement ouvert, favorable, conscient et sensibilisé socialement.
L’Indonésienne Felicia, la Chinoise (tiens… tiens…) Su Jing, au petit garçon qui pousse et mari fantôme : ces deux-là travaillent fort, une occupe deux emplois en usine, tombe de sommeil lors des réunions, l’autre se débrouille apparemment très bien, mais je ne sais pas comment. Il y a les rencontres au hasard ors des promenades. Je commence avec la journée du fils japonais, une odyssée modeste dans Montréal pur aller chercher son pain, la bouffe d’abord et la culture le soir. « La femme de Villon », le film. Très bon. Un écrivain, poète de talent, mais sans morale, je vais aussi en parler.
Quand je suis arrivé à « L’Amère à boire » je lui ai demandé sa bière la plus froide. À peine 13h20, ils étaient en train d’ouvrir, officiellement pour 14h. Mais il m’a permis d’entrer, je n’avais presque plus de voix ! Il m’a dit : « La Cerna Hora », j’ai dit : « Une blanche plutôt ». Elle était bien goûteuse, mais je l’ai enfilée rapidement commençant à faire mon deuil de la partie de soccer-football tellement je me sentais bien sous le plafonnier, très efficace. J’avais même froid tellement j’étais déshydraté. J’ai continué avec la blonde Tchèque de type Pilsner. J’étais certainement en train de me réhydrater, mais avec le délice de ses merveilleuses bières, puisque quand je suis allé pisser, après trois pintes? Je n’ai même pas réussi à en pisser le quart d’une ! Et le froid a subitement disparu, remplacé par une chaleur intérieure dès que j’ai mordu dans les olives marinées Kalamatan et oui, passablement salées. Après avoir craint un instant avoir bu trop vite j’ai pu sortir ma tablette et j’ai réussi à écrire tout un tas. Du texte peut-être un peu facile, au fil de la plume, avec quelques bonnes questions. Je transcris ci-dessous.
Nirvana ou stupeur
svp pitié pour le poète
le plafonnier est efficace
j’ai marché une heure sous le soleil de plomb qui nous délivre une chaleur de 35’C et je ne parle pas d’humidex
j’étais supposé écrire aujourd’hui mais enfin arrivé, épuisé, assoiffé, à moitié mort, au bout de la dernière pense, j’ai commencé à boire trop vite, maintenant je me sens trop bien, le match peut attendre, je crois qu’ils de rediffusent à CBC en fin de soirée : demi-finale Espagne – Allemagne et j’aurais pu l’enregistrer mais je me sens trop bien ici, sera difficile de bouger simplement pour voir le match
la bonne bière est ici, le courant d’air frais et mon corps échoué
je récupère ma mise … hors de combat
la bière me plonge dans des états hypnotiques qui ne sont pas incompatibles avec une certaine forme de créativité que je veux entretenir –sépulcral alcool—il faut sortir de la bière après y être entré le rêve ouvre la porte seulement sur d’autres univers il ne suffit pas généralement à y explorer. Je ne sais plus quoi faire et c’est l’écriture qui est importante –il fait même froid sous le ventilateur, attendre comme un lézard au sang froid, mais je discute avec un scorpion de jade et une vague vague à amplifier surtout avec une fière maman cantonaise aussi mais moins… M’ont laissé tomber déjà ma Yezi, la terrible impératrice des lettres, et l’orchidée du printemps qui s’étiole dans son commerce a Shanghai. Disponibilité d’esprit, c’est ce cadeau des dieux que je regagne après chaque bonne nuit de sommeil. À ne plus gaspiller!!! Les olives sont fantastiques pur accoter le bière. Je suis en diète sévère pour perdre du poids. Je prends au sérieux l’injonction de mon médecin. Mon déjeuner c’était un grand verre de lait avec mes médicaments vers 10h00 ce matin déjà très chaud après une nuit difficile à 35’C dans la chambre sous le souffle du ventilateur ce qui accélère la déshydratation. J’étais à 180 lbs, sous les 80kg ce matin. Si l’argent rentre bientôt, c’est un chèque, reste le problème de l’encaisser sans laisser de traces trop faciles à retrouver –je soupçonne encore qu’on m’attend au tournant—mais je ne participerai au COQ cette année, je préfère voir si je peux me conditionner mieux pour être en mesure de relever le défi l’an prochain… on verra! Peut-être, si Dieu me prête vie, pure grâce, aucun mérite, Inch’ Allah. La saleté est partout, surtout en moi. Je n’en finis plus de l’expurger. Yezi voulais le produit fini, je ne suis que le matériau brut. Je ne suis pas un vieux sage Chinois, la bière est mon opium. Je rêve d’univers différents qui ressemblent pourtant beaucoup au nôtre, univers parallèles. Dans certains, il y a toi, il y a moi et aussi nos meilleures chances de s’accorder dans la vie et pas seulement au lit en amour nos instruments, et la flûte et les cordes sont plus que vocales, l’instrument à vent entre le pipeau et le cor, anglais? français? ou le basson, clarinette ma belle mélodie à suivre, prolongée, savante. Je ne suis pas un sage Chinois même bénéficiant de conditions favorables même je serai toujours en retard sur moi-même… But… « We are made of stuff of our dreams… » those are important. Mais pourquoi recommencer, ferait-on mieux? Comment être sûr? Vaut mieux je crois continuer avec ce qui reste, pour le mieux avec ce que l’on a et un esprit souple, créatif, prêt à changer d’univers le poète exulte il y a toujours incommensurablement de l’espoir pour le poète jusqu’à son dernier souffle. Ici, à « L’Amère à boire », sur le tape diffusé sur les haut-parleurs dans la place est arrivée cette chanson, une des dernière interprétée par johnny cash, old man’s thought : « Hurt ». Well, cette chanson pose une bonne question : si c’était à recommencer, comment faire autrement que pareil? Riche culture, riche histoire, mémoire, riches souvenirs, ej ne voudrais pas recommencer pour être riche autrement. Immédiatement le diviseur est entre inaction ou action. Lorsque l’on ne peut ou on ne veut agir, cela n’est pas le premier choix, on peut contempler et le mieux alors est de le faire avec toute l’intensité poétique des chercheurs d’univers.
Now is happiness, be now or never. I mean if we can not all by ourselves entertain this possibility of being ecstatic yes! happy then … curse would be upon us, no return of fortune, no magical cookie to be worth for our personal happiness. This is for you Bo, you are neglected, kept in the dark, you have wild dreams but fail to back up with your shortcomings you said. My interested advice for now: work but closely, in details, with a dreamer like me, who could, who knows? Make things happen. Yes, this would be a good a life, sexercise for you my dear, enhancing your waves that would and want to be so bright, in special embrace you had joy with this bizarre, you said Norwegian man, reminds me this Beatles’ song called “Norwegian wood” ending : “this bird has flown”. Not only suffering, though. Bo, when are you sincere? But you have to be close to yourself no pleasure and joy in love are not the same as suffering in pain one can lead to the other and intensity of beliefs you wanted so much this one to be yours to be the right one to you the white knight that came to rescue you all from this constraint life to fix love problem once and for all but he was not your good lover and he made you for fun anyway you needed this experience please help me keeping faith in you I can find others I hope for you if (and only if) you want deeply and can be all mine…
Destin de l’épouse pour toujours incertain, pour les parties il n’y a pas d’univers parfait c’est pourquoi toujours en toutes circonstances, dans chaque rêve ou tout univers, il faut travailler d’abord sur soi-même endurer le destin patiemment, planter son désir écoute le chemin poétique que nous suggèrent nos rêves pour moi maintenant je trouve que la bonne bière est l’opium du poète pauvre poète sans amour le cherche de l’autre côté de la terre en Chine où les femmes veulent fuir dans le rêve aussi la dure réalité et la négociation avec les hommes Chinois qui ne savent plus où ils en sont… le poète est homme et femme en même temps c’est difficile à comprendre : il garde la vision tunnel du chasseur mais développe aussi l’éveil général le global awareness la vision périphérique souvent des femmes how to find plants and seeds to cultivate to nurture the tribe le poète est le deux mais aujourd’hui rejeté de la tribu il coordonne les deux états de consciences apparemment antinomiques et il le fait plus ou moins harmonieusement c’est la substance de son art le poète fait les deux mène la traque et fait la chasse du sens mais observe un pas de côté un pas en arrière voit les détails des liens qui échappent aux regards pressés il relie la proie au réseau de tous ses pièges difficile à comprendre writing is to think about future but settling with the past even dying even with bad night sleep cheerful again yes I have completed today a good official paperwork for future donc en général l’homme est plus visuel la femme plus sensitive le poète doit être les deux et responsable en plus des proportions du mélange, sa frappe est le style il veut tisser les liens d’un être complet la blessure du désir est d’autant plus fortement ressentie il y en a qui ne veulent rien savoir how to keep cool in more than 35’C temperature and humid!? A new yorker could tell you that because close culture from the world asian or African with much warmer countries and temperature to suffer would explain to you what you will not want to hear or understand maybe? Intellectual honesty and artistic longuing for nice now productions are two wings with which we want to fly l’oeil brouillé et physique l’oeil de l’âme est-il plus clair? Le corps a comme père la famine et l’exil le corps accepte la révolution mieux que la pensée
Ça y est j’ai compris mon corps me l’interdit mais les corps m’intéressent moins comme tels enfin! J’ai failli laisser tout mon jus avant d’apprendre la leçon. Je suis en quête d’autre chose une complète ressemblance peut-être dans le malheur : une âme sœur. L’aspect extérieur est un leurre dont je suis depuis trop longtemps victime… de cette funeste disposition d’esprit, dirait un poète Français du XIXe siècle. Je me fête en grand mais je suis fatigué. Après cette cinquième pinte, je crois bien que je devrais baisser pavillon et regagner mes pénates. Now it is clear, Americans have became irrelevant to this world. Too much, too complex for their simple minds. They will be the fools on this century… Maybe I saw an Asian woman she came in the bar following my eyes and she stayed long and talked to the waiter but finally we never met why? First she was a woman and she was shy second I was writing I was a man but I was (and still is) shy
Je crois que j’ai vu une femme asiatique. Elle est venu dans le bar suivant mon regard. Elle est restée longtemps et parlait avec le barman. Et finalement, nous ne nous sommes jamais rencontrés. Pourquoi? J’écrivais. C’était plus important à ce moment-là pour moi. Puis quel nouveau piège, trop proche. Elle cherchais un prétexte, un mari, un visa pour s’incruster ici, et ça aurait pu coller. C’est bien ce que je peux faire pour d’autres filles (une à la fois!) encore là-bas…
Les gens étudient les gens travaillent le plus souvent font ce qu’ils peuvent et quand ils s’ennuient se posent des questions trop souvent les plus mauvaises questions il faudrait mieux guider ce temps désabusé des gens déconnectés temporairement ou plus de la grande machine à produire des objets et détruire des vies
This is the same thing Bo you don’t know because you are in the entertainment business some films are okay but generally toping of the big cake destroying life le plus souvent femmes savent se présenter l’offrande honnête énorme puissance! Quelle prétention masculine saura équilibrer l’exorbitante offrande le plus souvent la force brutale prive du choix et la résignation d’un être avili déjà simplement parce qu’il se sent tel la balle est dans notre camp si je puis dire lance le jeu avec le poète worth to note hee I was served by Ian Ontarian from English descent learned perfect French in seven years because all jobs here and Québécoise as girlfriends, nice young man, tall, handsome with brain functionning, sensuous and not sad I said to him big help to learn affective basis of language with girl friend(s) of course he agreed we have absorbed at least that one in the collective but even loose ties with culture is actual bond je sens que l’allemagne a perdu avant que cela ne devienne pénible je dois aller manger
jeudi 8 juillet 2010
Vision de Jack...
Vision de jack (draft/brouillon)
Avancer dans le paysage sur la route rêveuse rêvée ravie le voyage prend l’homme laisse un être différent affectée étranger mais qui se souvient du même celui qu’il n’est plus c’est ça qu’a fait jack et c’est pour ça que je l’admire il est parti sur la route et savait déjà que c’était celle de l’écriture c’est ainsi que quand il est revenu de la route la reparcourant en pensée il se préparait de longue main à reprendre cette route telle que traduite revécue mais refaite aussi par l’aventure spéciale hiératique sacrée en quelque sorte de l’écriture qui fixerait le moment sous l’aspect de l’éternité et qu’est-ce qui peut rappeler encore le sacré réalisant que cette vie se dévide s’accomplit malgré tout en une suite de gestes dont la série perd ses sens s’épuise en divergentes directions parce que c’est la chute qui s’accomplit en l’absence de tout sauveur
avec son grand talent pourtant il le savait il aurait pu rêver de gloire mais il y avait cette intuition plongeant profond dans l’abyme de l’existence et ils sentait trop cuisante la craque la fêlure en lui il ne pouvait pas se permettre devant son propre jugement en son âme et conscience de simplement ruser avec le destin il fallait qu’il s’y engage entièrement sur la pente glissante des plaisirs délétères cueillant au passages les bribes de savoir et d’exigence de sens qu’il devait conserver en mémoire et qu’il continuait de contempler même du fond de la bouteille et de la stupeur alcoolique les drogues confusantes et speedantes pharmacopée anarchique l’inspiration du moment faites des moyens du bord extrêmes du débord l’alchimie kamikaze d’un impondérable éveil regards jetés en coulisse sur l’arrière du décor
achille intrépide prend les noirs et joue pour gagner les blancs sont les troyens mais de peur aussi quel terrible destin que d’avoir à affronter un demi-dieu?! Depuis tout ce progrès des armes les guerres ont dégénéré en tant qu’affrontement humain l’aristeia s’enfonce de plus en plus loin dans les souvenirs la technique se double-t-elle fatalement d’un avilissement de l’homme change ce qui faisait sa noblesse de caractère les qualités du combattant l’éthique noble du vainqueur le dominant dans l’âme le lion qui se cache en mon cœur passe par la chevalerie contourne le labyrinthe des songes mensonges et savoirs pour retrouver le fil conducteur le corps présent flux de l’expérience se faisant et laissant dans son sillage les marques de la conscience la reprise réflexive est déjà (proto)écriture
avec cette vie qui fuit sur la route est obsédée par la mort troublée par celle du père et par la prémonition de sa propre mort l’angoisse fichée dans la chair une sensation obscure et réalisation d’un savoir généralement théorique il n’y a pas de sauvegarde providentielle pour qui porte son enfer en soi les poteaux indicateurs de la religion demeurent impuissants à indiquer le chemin du sauveur en soi nus n’allons pas nous en tirer à la longue nous n’allons pas nous sauver de la mort alors quand pourquoi un peu plus tard pourquoi pas un peu plus tôt et l’absurdité de tout ceci se monde répandu partout autour il pourrait être autrement et alors cela ne changerait pas la donnée fondamentale qu’enregistre cette chair mortelle le temps emprunté ne verra pas de résurrection comment vivre avec cette impossibilité
avide la vie née de manque et expédient a pris les noirs il n’y avait pas le choix car dieu avait déjà les blancs les croyances sont mortelles je le dis en plusieurs sens le choix est limité et l’esprit manœuvre en espace restreint le temps et l’infinité sont toujours remis à plus tard alors que la mort tous les jours se presse aux portes forçant son chemin et les dures nécessités de l’existence comme on dit les besoins les envies les péchés et les grâces même l’ensemble du tableau dans la mesure où il peut être appréhendé par le poète ne peut se comprendre le chemin pas plus qu’il ne peut produire la magie qui gagnerait qui sauverait car l’ennemi c’est la mort! vaincre dieu? vaincre la fatalité qui s’attache aux jours trop brefs de la créature déjà réussir faire partie nulle serait paradisiaque partie longue se prolongeant sur une portion de l’infini bataille indécise positions équilibrées tensions harmoniques faites pour durer désir d’une joie toute simple
adversaires qui sont-ils des forces se regroupent autour des adversaires mais un engagé dans la lutte toujours d’un côté les portes de la perception sont fermées et l’autre est toujours le mal ou porteur du mal le bien la survie poursuit la mort de l’autre la conscience émerge du fracas des armes les vagues se brisent les lances au combat mais comment se croire assuré de la cause juste les intérêts et la force ne suffisent pas à prouver la justesse du combat alors que le désir de durer réclame de solides assurances la pérennité du contrat vagues de débris sur lesquels marchera l’histoire la mort rôde tapie dans l’ombre de la nuit achille ne sera pas tué par briséis troublée dans sa décision vengeresse elle succombe aux charmes du héros à l’amour comme à la guerre dit-on sous-entendant tous les coups sont permis mais les règles sont un peu différentes
amours et guerres se ressemblent par la radicalité des enjeux vaincre ou mourir est le schéma général ou encore consentir à continuer même vaincu menant une vie d’esclave vaincu tant de fois aux champs d’amour comment croire jusqu’au fond de son âme comment aux tréfonds du sans-fonds être vainqueurs dans le champs des autres batailles comment surtout pourquoi à quoi bon gagner la guerre si l’on a déjà perdu l’amour jack dans son cœur se souviens des héros vaincus les poussières de l’histoire disséminent leurs os le vent emporte tout à la fin reste le cœur profane saignant sous la morsure du désir les multiples blessures le poison poignard de trahison flèches de déconvenues épingles insincères la hache du mensonge les pieux de reproches l’épée du jugement lace de la condamnation hallebarde du rejet
aristea mensongère hector volé de sa victoire le masque du vaincu retiré ce n’étais pas achille la révolte crie devant la duperie des hommes et l’injustice des dieux mais sa colère se teinte de crainte devant les hommes et les dieux il ne tremble pas mais il sent venir le moment du choc avec la colère d’achille patrocle son ami qu’il vient de tuer sera vengé et le sang du héros encore coulera dans le sable l’histoire des batailles semble se dérouler sans fin éternellement la colère d’achille réclamera vengeance les circonstances s’enchaînent les situations se succèdent ponctué des coups du sort destin et fatalités œuvrent de concert variations répétitions les thèmes se succèdent apparemment sans rimes ni raisons aux ambitions de la gloire je préfère la joie suprême
achille rencontre hector et le poète sans fin se rappelle le choc des héros achille est trop fort il se déplace comme un dieu il sera toujours fatalement là un moment où l’autre ne l’attend pas si le combat est long la défaite est brève mais la démesure de la colère et de la vengeance outrageant les coutumes flétrissant le mort le cadavre traîné dans la boue la violence dans l’excès faite comme exprès pour outrager les dieux ils ne sont pas tous du côté des grecs pâris oh frêle adolescent contemple ton œuvre ton frère cœur ardent défenseur de la cité accroché au chariot du vainqueur un père supplie pour le corps de son fils priam baise la main du vainqueur celui-ci écoute la plainte du roi en l’intensité du chagrin il reconnaît le sien et cette découverte attendrit son cœur et entrevoit la folie infinie de la guerre qui continuera demain pourtant
amour du jeu pour éviter la guerre la rencontre sportive en acceptant les règles à gagner avant la gloire l’habitude de se soumettre à l’autorité supérieure arbitraire achille le terrible le héros irascible inflexible vengeur au cœur tendre finalement pour conquérir la gloire il doit mourir jeune tel est son destin mais quel est le salut pour les uns ou les autres les vainqueurs et le vaincus se retrouvent dans la mort achille et hector se sont-ils retrouvés aux enfers que se disent-ils que pensent-ils de l’autre côté des choses peut-être y jouent-ils encore aux échecs
après la ruse du cheval l’offrande truquée achille rode dans la ville endormie décidé à tuer tout ce qui bouge cherche-t-il briséis qui s’en est retournée c’est de pâris la flèche empoisonnée qui saura le trouver le frappant au point faible le proverbial talon seule part de son corps qui n’était pas invulnérable à cause de la marque de la fabrique de son destin sa mère déesse le plongeant dans le styx l’immunisant contre la mort déjà naissant mais le tenant par le pied le droit ou le gauche qui n’y sera pas plongé
arbitraire du jugement ou application des règles elles sont bien définies et claires pour tous les participants sont formés à reconnaître le jugement toujours l’âme immature crie contre l’injustice le cœur vain ne sachant accepter la défaite tarde à reconnaître les mérites du vainqueur il peut refaire ce qu’il a fait non devenir ce qu’il est la ville livrée au saccage à la fin sera détruite et avec elle l’orgueil des millénaires effacée pour que le chemin que je suis puisse s’écarter de la guerre il me faut avant tout avoir fait la paix dans mon cœur
allemagne argentine se rencontrent à dix heures heure locale en après-midi au mondial sud-africain il est tard faut dormir quelques heures avant de me lever pour enregistrer au moins un choc de titans je favorise l’allemagne qui a enthousiasmé par son jeu rapide vivant créatif inspirant équipe qui a su réaliser la fusion des jeunes talents et des vétérans qui ont su faire la place évitant les batailles d’orgueil comme ne la pas pu la france la honte principale de ce mondial mais même si je n’arrive pas à me lever à temps je peux compter sur la rediffusion à cbc pour bien voir ce match et bien l’enregistrer mais il est tard et je n’ai pas sommeil il faut pourtant aller dormir jack c’est le football que tu jouais pas le soccer et le baseball que tu aimais pas le hockey tu savais courir et peut-être pas patiner
bonjour eh oui tôt levé l’Allemagne commence à sentir la pression en deuxième demie après un but très tôt dans la quatrième minute ils ont nettement dominé ce match manquant plusieurs occasions mais l’argentine revient mais voilà un magistral second but pour l’Allemagne le jeu de passe savantes permet de marcher le ballon jusqu’au but les argentins montent sur leurs ergots mais l’arbitre veille au grain mes allemands maintenant joueront la contre-attaque et ils sont killer il reste tout de même plus de vingt minutes à jouer maradona la mascotte a l’air déprimé son visage s’allonge le long des lignes de côté un troisième but ils tricotent à volonté à l’intérieur de la défense argentine dans la surface de réparation swinesteiger court se laisse aspirer par l’espace vide a tout le temps de passer cela paraît tout simple les argentins sont cuits il vont sauver l’honneur en cherchant à marquer je crois que l’Allemagne sera championne du monde qui pourrait les inquiéter l’Espagne non la hollande peut-être mais un peu juste un peu
bientôt plus que 10 minutes une éternité mais pas à 3-0 une défense en béton un gardien alerte les argentins pédalent dans la mélasse le moral dans les talons il y a bien deux équipes sur le terrain mais l’une est nettement plus forte que l’autre des qualités physiques athlétiques jusqu’à la maîtrise technique le jeu d’ensemble cohésion défensive vitesse d’exécution et inventivité à l’attaque calme dans l’engagement en toute confiance ils exécutent des jeux qui paraissent simple mais qui ont pour effet d’effacer les défenseurs argentins sans parler du gardien ils le contournent et c’est un peu comme s’il n’y en avait pas cela serait 6-0 s’ils n’avaient pas manqué toutes ces chances des tirs stratosphériques le quatrième de klose était écrit dans le ciel on le voyait se développer jusqu’à sa conclusion naturelle c’est de la science c’est de l’art on s’approche de la perfection l’argentine n’existe plus démonstration de la puissance allemande
beijing in the ctv news those young kids look so serious in a very young kids girls and boys violin class I am anxious about their future could they secure happiness with demanding parents leaning upon their own individual destiny ears scorched by but nearby they make all those violins one third of all produced in the whole world and lessons are for free instruments donated seriousness is concentration from those child not ache and alienation and to become someone you first have to learn and come and become learn to collect yourself to be someone meanwhile overproduction of cheap violins may depress market for some traders but this actually helps avoiding the war
Avancer dans le paysage sur la route rêveuse rêvée ravie le voyage prend l’homme laisse un être différent affectée étranger mais qui se souvient du même celui qu’il n’est plus c’est ça qu’a fait jack et c’est pour ça que je l’admire il est parti sur la route et savait déjà que c’était celle de l’écriture c’est ainsi que quand il est revenu de la route la reparcourant en pensée il se préparait de longue main à reprendre cette route telle que traduite revécue mais refaite aussi par l’aventure spéciale hiératique sacrée en quelque sorte de l’écriture qui fixerait le moment sous l’aspect de l’éternité et qu’est-ce qui peut rappeler encore le sacré réalisant que cette vie se dévide s’accomplit malgré tout en une suite de gestes dont la série perd ses sens s’épuise en divergentes directions parce que c’est la chute qui s’accomplit en l’absence de tout sauveur
avec son grand talent pourtant il le savait il aurait pu rêver de gloire mais il y avait cette intuition plongeant profond dans l’abyme de l’existence et ils sentait trop cuisante la craque la fêlure en lui il ne pouvait pas se permettre devant son propre jugement en son âme et conscience de simplement ruser avec le destin il fallait qu’il s’y engage entièrement sur la pente glissante des plaisirs délétères cueillant au passages les bribes de savoir et d’exigence de sens qu’il devait conserver en mémoire et qu’il continuait de contempler même du fond de la bouteille et de la stupeur alcoolique les drogues confusantes et speedantes pharmacopée anarchique l’inspiration du moment faites des moyens du bord extrêmes du débord l’alchimie kamikaze d’un impondérable éveil regards jetés en coulisse sur l’arrière du décor
achille intrépide prend les noirs et joue pour gagner les blancs sont les troyens mais de peur aussi quel terrible destin que d’avoir à affronter un demi-dieu?! Depuis tout ce progrès des armes les guerres ont dégénéré en tant qu’affrontement humain l’aristeia s’enfonce de plus en plus loin dans les souvenirs la technique se double-t-elle fatalement d’un avilissement de l’homme change ce qui faisait sa noblesse de caractère les qualités du combattant l’éthique noble du vainqueur le dominant dans l’âme le lion qui se cache en mon cœur passe par la chevalerie contourne le labyrinthe des songes mensonges et savoirs pour retrouver le fil conducteur le corps présent flux de l’expérience se faisant et laissant dans son sillage les marques de la conscience la reprise réflexive est déjà (proto)écriture
avec cette vie qui fuit sur la route est obsédée par la mort troublée par celle du père et par la prémonition de sa propre mort l’angoisse fichée dans la chair une sensation obscure et réalisation d’un savoir généralement théorique il n’y a pas de sauvegarde providentielle pour qui porte son enfer en soi les poteaux indicateurs de la religion demeurent impuissants à indiquer le chemin du sauveur en soi nus n’allons pas nous en tirer à la longue nous n’allons pas nous sauver de la mort alors quand pourquoi un peu plus tard pourquoi pas un peu plus tôt et l’absurdité de tout ceci se monde répandu partout autour il pourrait être autrement et alors cela ne changerait pas la donnée fondamentale qu’enregistre cette chair mortelle le temps emprunté ne verra pas de résurrection comment vivre avec cette impossibilité
avide la vie née de manque et expédient a pris les noirs il n’y avait pas le choix car dieu avait déjà les blancs les croyances sont mortelles je le dis en plusieurs sens le choix est limité et l’esprit manœuvre en espace restreint le temps et l’infinité sont toujours remis à plus tard alors que la mort tous les jours se presse aux portes forçant son chemin et les dures nécessités de l’existence comme on dit les besoins les envies les péchés et les grâces même l’ensemble du tableau dans la mesure où il peut être appréhendé par le poète ne peut se comprendre le chemin pas plus qu’il ne peut produire la magie qui gagnerait qui sauverait car l’ennemi c’est la mort! vaincre dieu? vaincre la fatalité qui s’attache aux jours trop brefs de la créature déjà réussir faire partie nulle serait paradisiaque partie longue se prolongeant sur une portion de l’infini bataille indécise positions équilibrées tensions harmoniques faites pour durer désir d’une joie toute simple
adversaires qui sont-ils des forces se regroupent autour des adversaires mais un engagé dans la lutte toujours d’un côté les portes de la perception sont fermées et l’autre est toujours le mal ou porteur du mal le bien la survie poursuit la mort de l’autre la conscience émerge du fracas des armes les vagues se brisent les lances au combat mais comment se croire assuré de la cause juste les intérêts et la force ne suffisent pas à prouver la justesse du combat alors que le désir de durer réclame de solides assurances la pérennité du contrat vagues de débris sur lesquels marchera l’histoire la mort rôde tapie dans l’ombre de la nuit achille ne sera pas tué par briséis troublée dans sa décision vengeresse elle succombe aux charmes du héros à l’amour comme à la guerre dit-on sous-entendant tous les coups sont permis mais les règles sont un peu différentes
amours et guerres se ressemblent par la radicalité des enjeux vaincre ou mourir est le schéma général ou encore consentir à continuer même vaincu menant une vie d’esclave vaincu tant de fois aux champs d’amour comment croire jusqu’au fond de son âme comment aux tréfonds du sans-fonds être vainqueurs dans le champs des autres batailles comment surtout pourquoi à quoi bon gagner la guerre si l’on a déjà perdu l’amour jack dans son cœur se souviens des héros vaincus les poussières de l’histoire disséminent leurs os le vent emporte tout à la fin reste le cœur profane saignant sous la morsure du désir les multiples blessures le poison poignard de trahison flèches de déconvenues épingles insincères la hache du mensonge les pieux de reproches l’épée du jugement lace de la condamnation hallebarde du rejet
aristea mensongère hector volé de sa victoire le masque du vaincu retiré ce n’étais pas achille la révolte crie devant la duperie des hommes et l’injustice des dieux mais sa colère se teinte de crainte devant les hommes et les dieux il ne tremble pas mais il sent venir le moment du choc avec la colère d’achille patrocle son ami qu’il vient de tuer sera vengé et le sang du héros encore coulera dans le sable l’histoire des batailles semble se dérouler sans fin éternellement la colère d’achille réclamera vengeance les circonstances s’enchaînent les situations se succèdent ponctué des coups du sort destin et fatalités œuvrent de concert variations répétitions les thèmes se succèdent apparemment sans rimes ni raisons aux ambitions de la gloire je préfère la joie suprême
achille rencontre hector et le poète sans fin se rappelle le choc des héros achille est trop fort il se déplace comme un dieu il sera toujours fatalement là un moment où l’autre ne l’attend pas si le combat est long la défaite est brève mais la démesure de la colère et de la vengeance outrageant les coutumes flétrissant le mort le cadavre traîné dans la boue la violence dans l’excès faite comme exprès pour outrager les dieux ils ne sont pas tous du côté des grecs pâris oh frêle adolescent contemple ton œuvre ton frère cœur ardent défenseur de la cité accroché au chariot du vainqueur un père supplie pour le corps de son fils priam baise la main du vainqueur celui-ci écoute la plainte du roi en l’intensité du chagrin il reconnaît le sien et cette découverte attendrit son cœur et entrevoit la folie infinie de la guerre qui continuera demain pourtant
amour du jeu pour éviter la guerre la rencontre sportive en acceptant les règles à gagner avant la gloire l’habitude de se soumettre à l’autorité supérieure arbitraire achille le terrible le héros irascible inflexible vengeur au cœur tendre finalement pour conquérir la gloire il doit mourir jeune tel est son destin mais quel est le salut pour les uns ou les autres les vainqueurs et le vaincus se retrouvent dans la mort achille et hector se sont-ils retrouvés aux enfers que se disent-ils que pensent-ils de l’autre côté des choses peut-être y jouent-ils encore aux échecs
après la ruse du cheval l’offrande truquée achille rode dans la ville endormie décidé à tuer tout ce qui bouge cherche-t-il briséis qui s’en est retournée c’est de pâris la flèche empoisonnée qui saura le trouver le frappant au point faible le proverbial talon seule part de son corps qui n’était pas invulnérable à cause de la marque de la fabrique de son destin sa mère déesse le plongeant dans le styx l’immunisant contre la mort déjà naissant mais le tenant par le pied le droit ou le gauche qui n’y sera pas plongé
arbitraire du jugement ou application des règles elles sont bien définies et claires pour tous les participants sont formés à reconnaître le jugement toujours l’âme immature crie contre l’injustice le cœur vain ne sachant accepter la défaite tarde à reconnaître les mérites du vainqueur il peut refaire ce qu’il a fait non devenir ce qu’il est la ville livrée au saccage à la fin sera détruite et avec elle l’orgueil des millénaires effacée pour que le chemin que je suis puisse s’écarter de la guerre il me faut avant tout avoir fait la paix dans mon cœur
allemagne argentine se rencontrent à dix heures heure locale en après-midi au mondial sud-africain il est tard faut dormir quelques heures avant de me lever pour enregistrer au moins un choc de titans je favorise l’allemagne qui a enthousiasmé par son jeu rapide vivant créatif inspirant équipe qui a su réaliser la fusion des jeunes talents et des vétérans qui ont su faire la place évitant les batailles d’orgueil comme ne la pas pu la france la honte principale de ce mondial mais même si je n’arrive pas à me lever à temps je peux compter sur la rediffusion à cbc pour bien voir ce match et bien l’enregistrer mais il est tard et je n’ai pas sommeil il faut pourtant aller dormir jack c’est le football que tu jouais pas le soccer et le baseball que tu aimais pas le hockey tu savais courir et peut-être pas patiner
bonjour eh oui tôt levé l’Allemagne commence à sentir la pression en deuxième demie après un but très tôt dans la quatrième minute ils ont nettement dominé ce match manquant plusieurs occasions mais l’argentine revient mais voilà un magistral second but pour l’Allemagne le jeu de passe savantes permet de marcher le ballon jusqu’au but les argentins montent sur leurs ergots mais l’arbitre veille au grain mes allemands maintenant joueront la contre-attaque et ils sont killer il reste tout de même plus de vingt minutes à jouer maradona la mascotte a l’air déprimé son visage s’allonge le long des lignes de côté un troisième but ils tricotent à volonté à l’intérieur de la défense argentine dans la surface de réparation swinesteiger court se laisse aspirer par l’espace vide a tout le temps de passer cela paraît tout simple les argentins sont cuits il vont sauver l’honneur en cherchant à marquer je crois que l’Allemagne sera championne du monde qui pourrait les inquiéter l’Espagne non la hollande peut-être mais un peu juste un peu
bientôt plus que 10 minutes une éternité mais pas à 3-0 une défense en béton un gardien alerte les argentins pédalent dans la mélasse le moral dans les talons il y a bien deux équipes sur le terrain mais l’une est nettement plus forte que l’autre des qualités physiques athlétiques jusqu’à la maîtrise technique le jeu d’ensemble cohésion défensive vitesse d’exécution et inventivité à l’attaque calme dans l’engagement en toute confiance ils exécutent des jeux qui paraissent simple mais qui ont pour effet d’effacer les défenseurs argentins sans parler du gardien ils le contournent et c’est un peu comme s’il n’y en avait pas cela serait 6-0 s’ils n’avaient pas manqué toutes ces chances des tirs stratosphériques le quatrième de klose était écrit dans le ciel on le voyait se développer jusqu’à sa conclusion naturelle c’est de la science c’est de l’art on s’approche de la perfection l’argentine n’existe plus démonstration de la puissance allemande
beijing in the ctv news those young kids look so serious in a very young kids girls and boys violin class I am anxious about their future could they secure happiness with demanding parents leaning upon their own individual destiny ears scorched by but nearby they make all those violins one third of all produced in the whole world and lessons are for free instruments donated seriousness is concentration from those child not ache and alienation and to become someone you first have to learn and come and become learn to collect yourself to be someone meanwhile overproduction of cheap violins may depress market for some traders but this actually helps avoiding the war
samedi 9 janvier 2010
Ordinaire
Je ne cherche pas le trouble pourtant. Contemplatif. Je ne vais pas me plaindre de l'ennui de ne pas avoir de grands problèmes. J'ai presque même évité tous les petits.
Mais je dis que je veux écrire, une histoire sérieuse, construite et vivante, en prise sur le réel de mon vécu social, s'adressant directement à la formation sociale québécoise mais aussi avec portée universelle... C'est beaucoup exiger. Et pour commencer je ne retrouve pas le carnet dans lequel j'avais noté le coup d'envoi, une première narration.
Puis tout va de travers, je ne peux rien faire. La vaisselle s'accumule, je me sens faible parce que je maigris et même mes méditations ne portent plus profit... Mais là, je sais, tout peut revenir et plus fort. Il faut aussi savoir se contenter, ne pas toujours tout vouloir : c'est courir au-devant du malheur.
J'ai différentes choses en commun avec certain sages taoïstes, mais alors, vraiment indigent. "Je"... Yezi me dit de m'occuper des autres.
La peur de manquer, c'est déjà un élément essentiel de la définition de l'homme ordinaire. Celui qui a su, intérieurement, et non pas seulement extérieurement, comme le riche, s'émanciper de cette peur de manquer, celui-là peut déjà se poser comme un sage.
Et tout commence avec l'aptitude dorée : celle de savoir se contenter en tout temps et tous lieu tout simplement de ce que l'on a. Et le vrai sage vit sa vie comme un cadeau perpétuellement renouvelé, il en révère le sacré, les formes changeantes de la divinité ; et parce qu'il apprécie les merveilles de l'expérience, il ne craint nullement la mort. Et parce qu'il ne craint pas la mort, il accueille le cadeau de nouveau, comme l'enfant qui s'éveille à la vie.
Pour me remonter le moral, prendre du champ, du recul : Cette Petite fiche technique: Sur le "Yang" et le "Yin"
in Introduction, par Michelle Loi, à Lu Xun : La vie et la mort injuste des femmes, Éditions Mercure de France, 1985, p.32-3.
Hum! Intéressant, car ne voila-t-il pas, venu du fond des âges, une pensée déjà intrinsèquement à la fois rationnelle et dialectique... ce qui nous semble bien, depuis le XIXe siècle, pratiquement aussi impossible que la quadrature parfaite du cercle.
Ceci nous induit à reconnaître que de grands penseurs, à des époques que nous considérons, selon notre perspective comme très reculées, ont su laisser leur héritage : une pensée souple vivante, suffisamment puissante pour fonder une civilisation qui doit durer tous les millénaires qu'ils faudra pour parvenir à une quelconque conclusion.
Mais je dis que je veux écrire, une histoire sérieuse, construite et vivante, en prise sur le réel de mon vécu social, s'adressant directement à la formation sociale québécoise mais aussi avec portée universelle... C'est beaucoup exiger. Et pour commencer je ne retrouve pas le carnet dans lequel j'avais noté le coup d'envoi, une première narration.
Puis tout va de travers, je ne peux rien faire. La vaisselle s'accumule, je me sens faible parce que je maigris et même mes méditations ne portent plus profit... Mais là, je sais, tout peut revenir et plus fort. Il faut aussi savoir se contenter, ne pas toujours tout vouloir : c'est courir au-devant du malheur.
J'ai différentes choses en commun avec certain sages taoïstes, mais alors, vraiment indigent. "Je"... Yezi me dit de m'occuper des autres.
La peur de manquer, c'est déjà un élément essentiel de la définition de l'homme ordinaire. Celui qui a su, intérieurement, et non pas seulement extérieurement, comme le riche, s'émanciper de cette peur de manquer, celui-là peut déjà se poser comme un sage.
Et tout commence avec l'aptitude dorée : celle de savoir se contenter en tout temps et tous lieu tout simplement de ce que l'on a. Et le vrai sage vit sa vie comme un cadeau perpétuellement renouvelé, il en révère le sacré, les formes changeantes de la divinité ; et parce qu'il apprécie les merveilles de l'expérience, il ne craint nullement la mort. Et parce qu'il ne craint pas la mort, il accueille le cadeau de nouveau, comme l'enfant qui s'éveille à la vie.
Pour me remonter le moral, prendre du champ, du recul : Cette Petite fiche technique: Sur le "Yang" et le "Yin"
Qu'est-ce que le "yang", qu'est-ce que le "yin" ? Le "yang" étymologiquement le flanc de la montagne qui est au soleil, "adret" -- c'et le soleil, le masculin, le lumineux, le solide, le plein, l'impair, l'ascendant, le convexe, le chaud, le puissant, le plus, etc. Le "yin" -- versant de la montagne à l'ombre, "ubac" -- c'est la lune, le féminin, l'obscur, le mou, le vide, le pair, le passif, le descendant, le concave, le froid, le faible, le moins, etc. C'est entendu : ces "concepts" sont tout relatifs et interdépendants, puisqu'ils croissent et décroissent à l'inverse l'un de l'autre.
in Introduction, par Michelle Loi, à Lu Xun : La vie et la mort injuste des femmes, Éditions Mercure de France, 1985, p.32-3.
Hum! Intéressant, car ne voila-t-il pas, venu du fond des âges, une pensée déjà intrinsèquement à la fois rationnelle et dialectique... ce qui nous semble bien, depuis le XIXe siècle, pratiquement aussi impossible que la quadrature parfaite du cercle.
Ceci nous induit à reconnaître que de grands penseurs, à des époques que nous considérons, selon notre perspective comme très reculées, ont su laisser leur héritage : une pensée souple vivante, suffisamment puissante pour fonder une civilisation qui doit durer tous les millénaires qu'ils faudra pour parvenir à une quelconque conclusion.
vendredi 4 septembre 2009
moi pas pouvoir
Je ne peux pas abandonner tout à fait l'écriture parce qu'alors me menace l'effondrement dans l'indistinction et dans le vice, la saleté, l'indifférence, la haine sans objet : avide de tous les objets. Je vacille mais je me reprends et je me dis que je dois encore faire l'effort de vivre... une vie qui aurait encore des contours reconnaissablement humains.
Je dois donc encore faire l'effort de ponctuer mon rapport au monde pour contrôler ma respiration, garder mes distances et repérer les coins viables, où encore un peu d'eau et d'air frais permet un moment de survie. Je ne suis pas mort au monde et le monde ne s'acharne pas directement, tout de suite, à ma disparition. Je me sens le devoir, le désir encore, d'assumer cette responsabilité de vivre. Pas seulement libidinal, esthétique aussi, lent gagier, donc connaissabilité avec enjeux épistémologiques.
"Lent gagier", un truc récurrent dans mon écriture. Il signifie que le langage est une relance du pari d'exister, un report du pari sur des lents demains qui chantent peut-être, ou permettent d'exister encore et pourquoi pas mieux ? Le langage relance l'exigence d'exister. Il est in-sistance.
C'est vital. Tant que je pourrai continuer à respirer à la surface de cette planète, ou ailleurs, je serai dans cette disposition de devoir rendre compte ou du moins témoigner de mon expérience de vivre, c'est-à-dire surtout à me heurter aux parois du bocal de l'impossibilité d'une vie vraiment souveraine pour l'individualité quelconque que je suis.
Composer, donc, dans le langage... puis... puisque avec les autres... Mais chaque autre doit faire l'effort de devenir même dans le langage, et lui-même, donc. C'est la puissance contraignante de notre plus puissant instrument, génériquement parlant, qui nous propulse dans une téléologie qui est celle-là même de l'accomplissement et réalisation des virtualités de l'espèce.
moi pas pouvoir moi devoir
Je dois donc encore faire l'effort de ponctuer mon rapport au monde pour contrôler ma respiration, garder mes distances et repérer les coins viables, où encore un peu d'eau et d'air frais permet un moment de survie. Je ne suis pas mort au monde et le monde ne s'acharne pas directement, tout de suite, à ma disparition. Je me sens le devoir, le désir encore, d'assumer cette responsabilité de vivre. Pas seulement libidinal, esthétique aussi, lent gagier, donc connaissabilité avec enjeux épistémologiques.
"Lent gagier", un truc récurrent dans mon écriture. Il signifie que le langage est une relance du pari d'exister, un report du pari sur des lents demains qui chantent peut-être, ou permettent d'exister encore et pourquoi pas mieux ? Le langage relance l'exigence d'exister. Il est in-sistance.
C'est vital. Tant que je pourrai continuer à respirer à la surface de cette planète, ou ailleurs, je serai dans cette disposition de devoir rendre compte ou du moins témoigner de mon expérience de vivre, c'est-à-dire surtout à me heurter aux parois du bocal de l'impossibilité d'une vie vraiment souveraine pour l'individualité quelconque que je suis.
Composer, donc, dans le langage... puis... puisque avec les autres... Mais chaque autre doit faire l'effort de devenir même dans le langage, et lui-même, donc. C'est la puissance contraignante de notre plus puissant instrument, génériquement parlant, qui nous propulse dans une téléologie qui est celle-là même de l'accomplissement et réalisation des virtualités de l'espèce.
moi pas pouvoir moi devoir
Inscription à :
Articles (Atom)
