Il nous faut encore penser à l'avenir, et aussi agir, autant que possible, dans le sens, je crois, beaucoup, que tu indiquais, Jack. Vers plus d'égalité et de justice sociale.
Jack n'a eu que récemment du succès dans son engagement politique au niveau fédéral canadien, mais il n'a jamais lâché, convaincu de la valeur de ses choix pour l'avenir. Une grande part des sentiments profonds et si largement partagés dans la population tient à une certaine forme de sentiment de culpabilité de ne pas avoir plus voté pour lui plus tôt. Par soi-disant "réalisme politique", calcul sceptique en fait, manque d'imagination.
Certaines idées demeurent essentielles. On peu choisir de les voir sous l'angle d'un rêve irréalisable, de l'utopie du paradis sur terre et autres imaginations. Il est de bon ton dans certains milieux proches du pouvoir de se moquer de l'attitude du "daydreaming", du rêve éveillé comme une attitude immature et/ou nostalgique de l'enfance.
L'Idée communiste est une telle idée. Elle ressemble à un fantôme mais qui traverse les siècles. Comme la taupe elle se creuse un trou et souterraine, dans ses couloirs cachés, l'on n'entend plus parler d'elle pour longtemps. Mais occasionnellement elle ressurgit avec force parce qu'elle est aussi inévitable que le besoin qui la suscite.
Or aujourd'hui un grand besoin d'égalité et de plus de justice hante notre réalité cruellement despotique, inégalitaire en faveurs des pouvoirs de l'argent, réalité débalancée et qui ne peut se continuer sans passage à travers de grands moments de rupture.
Aujourd'hui on a vu, si l'on veut bien regarder et tâcher de comprendre ce qui arrive sous nos yeux, combien le capitalisme qui se cherche toujours des ennemis, parce qu'il est essentiellement mobilisation totalitaire des forces productives et qu'il cherche des défis, des motivations et prétextes à une telle folie (qu'est aussi cette forme de tendance vers les extrêmes), tend à s'autodétruire quand il ne lui reste plus d'ennemi extérieur identifiable. comme les dinosaures, c'est son trop grand succès qui risque maintenant de lui être fatal.
La concentration de la richesse atteint de telles proportions qu'elle semble créer de l'instabilité dans tout le système mondial. Le plus atteint est le cœur de l'impérialisme occidental car l'hyper-puissance américaine est en chute libre.
La diversité et les multiplicités sont des garde-fous. Il y a la montée de plusieurs centres qui concurrencent la puissance déclinante. L'avenir n'est pas joué, aucun résultat n'est fatal. Mais la débâcle américaine est une tendance lourde maintenant et longtemps préparée, par un sens injustifié de l'"exceptionnalisme", par la jouissance aveugle et excessive d'une situation extrêmement privilégiée. Cette tendance lourde l'est à tel point qu'elle sera extrêmement difficile à renverser et cela prendra pas mal de temps. Certainement plus qu'une décennie.
Le monde qui émergera au milieu du siècle sera par bien des côtés très différent de celui dans lequel nous vivons encore maintenant. Mais il y a des époques de changement si profonds que c'est le manque d'imagination, sous prétexte de "réalisme" qui se révèle la plus grande tare. Je suis intimement convaincu que nous en sommes rendus à une telle période cruciale, charnière, de profonde transition.
Transition entre deux modes de production ? Hum... difficile à dire. Mais une chose est certaine, je crois. Nous ne pouvons plus nous payer le luxe ruineux de laisser dicter le destin de nos sociétés par la domination exclusive d'intérêts économiques extrêmement irrationnels.
Littérature pour conjurer le trouble, le vertige de cette explosion ! oui !! virtuellement infinie d'images, (nous sommes tous des crapules) pour retrouver un fil conducteur (Ariane!--Au secours !!) dans ce labyrinthe de nos défaites. Que la fête à venir ne soit pas pour oublier le mal mais pour illustrer nos victoires ! ... P.S. : Je vous aime !
Voyelles
A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles
Je dirai quelque jour vos naissances latentes :
A, noir corset velu des mouches éclatantes
Qui bombinent autour des puanteurs cruelles,
Golfes d'ombre ; E, candeurs des vapeurs et des tentes,
Lances des glaciers fiers, rois blancs, frissons d'ombrelles ;
I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles
Dans la colère ou les ivresses pénitentes ;
U, cycles, vibrements divins des mers virides,
Paix des pâtis semés d'animaux, paix des rides
Que l'alchimie imprime aux grands fronts studieux ;
O, suprême Clairon plein des strideurs étranges,
Silences traversés des Mondes et des Anges :
- O l'Oméga, rayon violet de Ses Yeux !Rimbaud, Arthur
Je dirai quelque jour vos naissances latentes :
A, noir corset velu des mouches éclatantes
Qui bombinent autour des puanteurs cruelles,
Golfes d'ombre ; E, candeurs des vapeurs et des tentes,
Lances des glaciers fiers, rois blancs, frissons d'ombrelles ;
I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles
Dans la colère ou les ivresses pénitentes ;
U, cycles, vibrements divins des mers virides,
Paix des pâtis semés d'animaux, paix des rides
Que l'alchimie imprime aux grands fronts studieux ;
O, suprême Clairon plein des strideurs étranges,
Silences traversés des Mondes et des Anges :
- O l'Oméga, rayon violet de Ses Yeux !Rimbaud, Arthur
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samedi 27 août 2011
mercredi 3 mars 2010
Désert
Mais le soleil insiste, le printemps est en bon chemin, la neige va achever de fondre. Je vais sortir mon vélo. Nous avons encore survécu un hiver !
Ces jours-ci, ce mois-ci, je ne fête pas, en fait, car c'est un amer anniversaire. Cela fait 10 ans que je n'ai pas touché une femme. Bien oui, sexuellement, je veux dire. Notez que pour autant je ne me suis pas privé entretemps d'éjaculer, plus ou moins irrégulièrement. Je dois dire que sous cet aspect, l'appareil fonctionne normalement. Cela m'inspire quelques réflexions.
Mais oui, bien sûr, je suis d'un abord difficile, le plus souvent très timide, avec une nette tendance à l'isolement, à l'attitude dominante introvertie, évitante souvent, avec de longues périodes anti-sociales. Je me complaît dans ma solitude. C'est vrai.
Mais je peux être aussi séduisant, avec des journées de sourire. Je n'ose pas trop pousser ma chance mais quand je sors dans de bonnes dispositions je vois assez facilement se multiplier les signes positifs, presque invitants. Je pourrais tenter d'aborder et de parler aux femmes qui ne semblent pas toujours si mal disposées à mon égard. Mais simplement sur la foi d'une apparence à distance.
C'est quand je me rapproche que la peur s'installe : "Oups! (se disent-elles) ici on a affaire à un marginal! Attention!" Le conformisme instinctif, si fort particulièrement parmi la gent féminine, s'alarme et la réceptivité diminue très rapidement. Ce gars-là n'est pas normal !
Ben non, cela fait trop longtemps que j'ai eu des rapports détendus, confiants, relax, une bonne communication affective, jusques-et-y-compris des rapports sexuels normaux avec des femmes ! Bien sûr que je ne suis pas normal ! Je suis même pauvre ! Ce qui n'est pas pour arranger les choses !
Non seulement je ne suis pas riche, mais en plus je suis mesquin, radin, près de mes rares sous, très économe. Donc pas vraiment fréquentable dans une société de consommation. Cela devient le facteur le plus lourd quand nous vivons dans cette période du capitalisme sénile, en décadence avancée, sous la dictature de l'image dans la société du spectacle.
Le profil du consommateur y est le plus immédiatement sensible à l'attention discriminante. Je ne suis pas "look high class". Anyway, fuck you! Je suis heureux de pouvoir me contenter de peu. Matériellement s'entend, parce spirituellement je ne me contente que du meilleur : dans les domaines intellectuels et artistiques. Et je méprise toutes ces larves dites humaines au moignon d'esprit englué dans la matière.
Je ne me sens aucune fidélité envers cette société, qui permet la dégradation de telle situations personnelles. Mais en même temps je profite perversement de cette liberté d'indifférence. On m'a depuis longtemps laisser tomber entre les mailles du filet et des réseaux sociaux. Je me rattrape comme je peux, avec des périodes fastes, d'autres nettement plus difficiles.
Je n'ai aucune allégeance à cette société corrompue, presque entièrement et je trouve que c'est dommage. Qu'y puis-je ? Je pourrais bien sûr tenter des efforts pour tâcher d'améliorer un petit peu au moins un petit coin de l'univers, celui où le hasard, sinon la nécessité, m'a parachuté. Mais qu'est-ce que cela me donnerait, à part bien de la peine ? J'avoue que je suis un peu, des fois beaucoup... très paresseux. Puis je préfère concentrer mes efforts sur l'écriture, mes quelques plaisirs, de lecture etc. Meubler mon temps : il est libre ! C'est ma très grande richesse. Meubler mon temps de la manière pour moi la plus agréable.
Eh bien, le croiriez-vous, à ma manière, je suis heureux ! Puis je travaille, dans l'ombre, à ma manière encore à l'avènement, peut-être, d'un monde meilleur.
Bon sommeil à tous, dormez bien.
Ces jours-ci, ce mois-ci, je ne fête pas, en fait, car c'est un amer anniversaire. Cela fait 10 ans que je n'ai pas touché une femme. Bien oui, sexuellement, je veux dire. Notez que pour autant je ne me suis pas privé entretemps d'éjaculer, plus ou moins irrégulièrement. Je dois dire que sous cet aspect, l'appareil fonctionne normalement. Cela m'inspire quelques réflexions.
Mais oui, bien sûr, je suis d'un abord difficile, le plus souvent très timide, avec une nette tendance à l'isolement, à l'attitude dominante introvertie, évitante souvent, avec de longues périodes anti-sociales. Je me complaît dans ma solitude. C'est vrai.
Mais je peux être aussi séduisant, avec des journées de sourire. Je n'ose pas trop pousser ma chance mais quand je sors dans de bonnes dispositions je vois assez facilement se multiplier les signes positifs, presque invitants. Je pourrais tenter d'aborder et de parler aux femmes qui ne semblent pas toujours si mal disposées à mon égard. Mais simplement sur la foi d'une apparence à distance.
C'est quand je me rapproche que la peur s'installe : "Oups! (se disent-elles) ici on a affaire à un marginal! Attention!" Le conformisme instinctif, si fort particulièrement parmi la gent féminine, s'alarme et la réceptivité diminue très rapidement. Ce gars-là n'est pas normal !
Ben non, cela fait trop longtemps que j'ai eu des rapports détendus, confiants, relax, une bonne communication affective, jusques-et-y-compris des rapports sexuels normaux avec des femmes ! Bien sûr que je ne suis pas normal ! Je suis même pauvre ! Ce qui n'est pas pour arranger les choses !
Non seulement je ne suis pas riche, mais en plus je suis mesquin, radin, près de mes rares sous, très économe. Donc pas vraiment fréquentable dans une société de consommation. Cela devient le facteur le plus lourd quand nous vivons dans cette période du capitalisme sénile, en décadence avancée, sous la dictature de l'image dans la société du spectacle.
Le profil du consommateur y est le plus immédiatement sensible à l'attention discriminante. Je ne suis pas "look high class". Anyway, fuck you! Je suis heureux de pouvoir me contenter de peu. Matériellement s'entend, parce spirituellement je ne me contente que du meilleur : dans les domaines intellectuels et artistiques. Et je méprise toutes ces larves dites humaines au moignon d'esprit englué dans la matière.
Je ne me sens aucune fidélité envers cette société, qui permet la dégradation de telle situations personnelles. Mais en même temps je profite perversement de cette liberté d'indifférence. On m'a depuis longtemps laisser tomber entre les mailles du filet et des réseaux sociaux. Je me rattrape comme je peux, avec des périodes fastes, d'autres nettement plus difficiles.
Je n'ai aucune allégeance à cette société corrompue, presque entièrement et je trouve que c'est dommage. Qu'y puis-je ? Je pourrais bien sûr tenter des efforts pour tâcher d'améliorer un petit peu au moins un petit coin de l'univers, celui où le hasard, sinon la nécessité, m'a parachuté. Mais qu'est-ce que cela me donnerait, à part bien de la peine ? J'avoue que je suis un peu, des fois beaucoup... très paresseux. Puis je préfère concentrer mes efforts sur l'écriture, mes quelques plaisirs, de lecture etc. Meubler mon temps : il est libre ! C'est ma très grande richesse. Meubler mon temps de la manière pour moi la plus agréable.
Eh bien, le croiriez-vous, à ma manière, je suis heureux ! Puis je travaille, dans l'ombre, à ma manière encore à l'avènement, peut-être, d'un monde meilleur.
Bon sommeil à tous, dormez bien.
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